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 MADOU

 Madou est très certainement LA grande dame de cette famille ARCA, en effet, elle est à la fois 4ème mère de Morgane de Piboul, la mère de Al Sakbé et mère de Saint-Laurent le grand-père paternel  du même Al Sakbé. Madou est aussi 3ème mère de Mona Lisa mère de Magic de Piboul qui a pour arrière grand-père paternel Saint-Laurent, la boucle est ainsi bouclée ! 

Alezane, née en 1939 chez Monsieur P.Haurigot
 Norniz et Amica par Dénouste.

Son pedigree

 

PRODUCTION :

                 Sexe               Nom             Père           Naisseur

1946       f , al                  Madone              Bagdad           Mr P.Haurigot.
1948       m , al                 St Laurent        Baroud II        Mr P.Haurigot 

 

 Madone, la 1ère fille de Madou sera vendue à Monsieur P.Lagarrue. Le produit suivant est un  mâle   qui portera  le nom de la commune qui l’a vu naître, Saint-Laurent. Un poulain hors du   commun, par sa naissance nous y reviendrons, son modèle, son énergie, sa carrière de course,   qui deviendra un étalon exceptionnel, non pas par la quantité de sa production qui, on le verra   sera très réduite mais par la formidable réussite de ses produits tant étalons que  poulinières.   Mais qui était-il ?

 Son père Baroud II (Dénouste) est un alezan de 1,56 m né en 1927 chez Monsieur Puyoulet, de Belle du Sarrot par Djebel et Baraka de famille Balkis par Latif. Ni Belle du Sarrot ni  Baraka ne seront testées sur la piste mais Beida (Mère de Baraka) elle, gagnera par 2 fois et sera 3 fois placée. Elle aura une très bonne production, Beyrouth, Ben-Gabrit, Biela seront gagants,   celle-ci deviendra la mère de Beldebel HN (2V,2P) La lignée maternelle de Baroud II est donc très  convenable et les étalons excellents. 

                            

En 1941 la note du registre matricule du Haras National de Pau décrit Baroud II comme ’’Un peu  brassicourt, expressif de la tête...’’ ’’Il a du chef, un joli tissu et une bonne expression de sang. Dans  l’ensemble, il est un peu efféminé ’’ 1942’’ Très apprécié cette année à Pontacq ’’ 1936.

En fait, il n’y a pas de précisions sur sa production et si sa côte était effectivement bonne, hormis  St Laurent il n’aura pas engendré d’autres performers. La demande chuta brutalement dans l’immédiat après-guerre et en se reportant à la rubrique Service de la Monte du Registre Matricule pour l’année 1947, on peut lire une jument saillie !  et production obtenue : 1 mâle : Saint-Laurent donc.

A la fin de l’hiver 1948, Mr J.Pinsolle achète St-Laurent. Déja d’un modèle hors norme (voir photo),  dont on ne peut pas dire qu’il ait hérité du coté efféminé de son père. D’un caractère doux, doublé d’une énergie sans limite, il est mis au travail dès un an, Mr Pinsolle le longe trois fois par  semaine jusqu’à dix huit mois, âge auquel il est débourré. Simplement marché quelques minutes jusqu’à deux ans. Il commence alors les trottings jusqu’à l’entrée de l’hiver, pour débuter le véritable  entrainement.

Saint Laurent domine sa génération, mais victime des courses dites de séries, son jockey devait le retenir pour ne pas trop gagner sous peine d’être pénalisé. Au 3ème Omnium de Toulouse, la grande course d’alors, il peut exprimer toute sa classe et laisse son suivant de 4 ans, Brûleuse  (Kairouan III) à 3 longueurs et l’excellent Mouneya de l’Ecurie Watrigant à 6 longueurs. Confronté  à l’anglo, il ne put faire mieux que 4ème dans le prix du Désert à Biarritz, remporté ce jour là par un sien cousin, Anico fils d’Alerte (Page 47).
Présenté aux Achats de Tarbes, il sera payé 450 000 Fr et affecté, dans les années les plus sombres pour l’élevage Arabe au dépôt de Pompadour sous le N° 1508, cet alezan de 1,56 m sera noté ainsi ’’Ce jeune étalon est d’une bonne formule, important, profond, suffisament charpenté  avec l’aspect de la race, malgré une tête un peu forte et un chanfrein busqué, ses allures sont bonnes’’  1952. Laissant seulement 16 produits, il passera en Corse et terminera sa carrière à Tarbes à la  veille du renouveau de l’Arabe en France.

           

       

   

Il laissera sept fils étalons, He left seven stallions : Alcoran (Altise), Autour (Ablette), Takouba
(Djouroussa), Djouran (Djouroussa x Ourour ), Izmir (Quitaine x Méké ), Manganate (Mandragore
x Dragon ), Kesberoy (Keiba x Dragon), neuf filles, nine fillies : Mimouna (Zarifa x Matuvu), Abdullah (Ablette x Sumeyr), Djoussa (Djouroussa x Ourour), Khana (Caida x Rabat), Nefta (Quitaine x Méké), Java (Nevada II x Djanor), Managhi (Mandragore x Dragon), Quesada (Nevada II x Djanor), Djouranta (Djoura x Ourour) toutes mères de gagnants.

 

En Anglo-Arabe il sera le père de :

Furaxine 67,19 % 1958, 1200 Fr en CSO, Cheika 78,32 % 1964 mère de : Cheikal 1970 par Alfijo, 4100 Fr en plat, Bioka II 1971 par Bad Boy, 18500 Fr en plat. Mireille 74,72 % 1962 mère de Baltazar 1967 par Ourour, 3029 Fr en CSO. Barynia 71,73 % 1962, 419 Fr en CSO. Cybèle 73,16 %, 1962, mère de Astix 1967 par Trade Mark, 1385 Fr en CSO. L’Auréole 65,77 % 1957, 4095 Fr en plat. Perelade 50 % 1953, 5970 Fr en Plat, Perlette II 50 % 1955, 8600 Fr en plat.

  

Sa production fut donc très limitée numériquement, mais des plus méritoire. Saint-Laurent, ce concentré de qualité qui fait les étalons exceptionnels, qualité que les fils et filles transmettent sans jamais se diluer, Manganate, Kesberoy....

Performances :

                 Modèles et Allures :

                   1er : Concours Régional Etalons à Pau.

                   2ème : Concours d’Achats Etalons à Tarbes. 

                 Course :

                 1er : Prix Emir à Tarbes, 1800 m. Prix du Gouvernement à Toulouse, 2200 m.

                 Troisième Omnium à Toulouse, 2000 m. Prix du Gouvernement à Vic en Bigorre, 2200 m.

                 2ème : Prix du Dénouste à Villeneuve de Marsan, 2200 m.

                 2ème : Prix du Gouvernement à Mont de Marsan, 1800 m.

                 3ème : Prix de l’Elevage à Tarbes, 2200 m.

                 4ème : Prix du Désert à Biarritz (A/A et AP), 2200 m.

 

1949    f , al                 Aicha              Aoutan                Mr P.Haurigot.

Baroud II étant réformé, Mr Haurigot se tournera vers Aoutan. A l’opposé de son prédecesseur, celui-ci est d’une formule fort différente, plus proche de l’Oriental au modèle plus réduit. Naitra ainsi en 1949, une pouliche minuscule, vive et réactive, sa physionomie inspirera même un nom plus exotique : Aicha. Elle sera cédée comme St-Laurent, à Mr J.Pinsolle. Suivra l’année suivantesa propre soeur Marina II.

  Monsieur Haurigot s’en était séparé sans regrets, car toutes deux étaient, nous l’avons dit d’un
modèle fort différent et hier comme aujourd’hui, les gabarits importants bénéficiaient d’un a priori plus favorable.
Aicha était même tout le contraire, mais du haut de son mètre quarante huit ! elle déployait une énergie exceptionnelle, ’’Une véritable bombe’’ se remémore Mr Pinsolle sur un ton plein de respect et d’émotion.Pourtant sa génération était des plus correctes avec un
Fezzan (Famille Zulma) particulièrement véloce. Comme St-Laurent, elle remporte le 3ème Omnium de Toulouse, la course de l’année. Par trois fois, elle affrontera, toujours avec succès, Magnésie la grand-mère de Manganate. Aicha n’aura pas de production Arabe, quel dommage
!

    

Aicha

          PERFORMANCES :

                     1er : Prix du Gouvernement à Mont de Marsan, 1800 m.
                     1er : Troisième Omnium à Toulouse, 2000 m.
                     1er : Prix du Gouvernement à Toulouse, 2000 m.
                     2ème : Prix Dénouste à Tarbes, 2000 m.
                     2ème  : Prix des Sables à Dax, 1600 m
                     3ème : Prix de Labarthe à Vic en Bigorre, 2200 m.
                     4ème : Prix Dénouste à Villeneuve de Marsan, 2200 m.

  

 Sa soeur Marina II, d’un gabarit un peu supérieur (1,52m) avait une grosse pointe de vitesse, mais un caractère très susceptible et de surcroit une émotivité exacerbée à l’extrême la rendaient particulièrement délicate à gérer, ce qui explique en partie des résultats très irréguliers. Dotée de moyens certains, son mental donnera bien des soucis à son entraineur. Elle montra tout de même qu’elle était capable de battre son cousin Djanor, mais surtout la grande Can’t Wait (Mont de Marsan, 1er Prix du Gouvernement). Entrée au Haras, elle engendrera deux filles A/A et deux fils A/A : Ynex par Nithard qui gagnera 3648 Fr en CSO, 2762 Fr en CCE et 200 FR en Dressage, Capri III par Fontenoy qui gagnera 955 Fr en CSO et 520 Fr en CCE.

1950        f , al                 Marina II           Aoutan       Mr P.Haurigot.

            Performances :
                       1er : Prix du Gouvernement à Mont de Marsan, 1800 m.
                       1er : 3ème Prix du Gouvernement à Mont de Marsan, 2000 m.
                        2ème : Prix Dénouste à Tarbes, 2000 m.
                        2ème : Prix du Gouvernement à Toulouse, 2000 m.
                        2ème : Prix des Sables à Dax, 1600 m.
                        2ème : Prix de Labarthe à Vic En Bigorre, 2200 m
                        3ème : Prix du Gouvernement à Villeneuve de Marsan, 2200 m
                        4ème : 3ème Omnium à Toulouse, 2000 m.

   

1951                f , al            Ste Ursule              Sultan           Mr P.Haurigot. 

          Performances :
                        4ème : Prix du Gouvernement à Mont de Marsan

 

 Sainte-Ursule alla elle aussi rejoindre la même écurie. D’un papier plus classique, son père Sultan pourtant très bien né (Famille Warda) se révèlera un étalon plutôt moyen. Sainte-Ursule ne rentrera qu’une seule fois dans l’argent au cours de ses six sorties. Elle produira Petrus A/A 50% par Rapia, gagnant de 2140 Fr en plat, 642 Fr en CSO et 1420 Fr en CCE.

 

     1954        m , al            Gosse du Béarn         Djerba-Oua     Mr P.Haurigot.

 

Gosse du Bearn est le premier produit de Madou issu d’un père performer. En effet Djerba-Oua a disputé huit courses avec quatre victoires, notamment l’Omnium de Toulouse et quatre fois placé. Sa carrière d’étalon fut tout aussi satisfaisante. En station à Gélos, de 1950 à 1973, il était particulièrement apprécié ‘’Cet excellent étalon Arabe père de performers doit être gardé jusqu’à la fin...’’ 1970. Il est issu par son père et sa mère de la famille Warda, ses grand-mères Dragonne et Dragée VI étant propres soeurs, mariées respectivement à Norniz et Kriss II.Sur le plan du papier Gosse du Bearn n’a donc rien à envier à son illustre devancier St-Laurent.
A l’entrainement il se révelera particulièrement brillant ’’Sur 800 m, aucun Pur Sang n’est jamais passé devant’’ se rappelle avec enthousiasme Monsieur Haurigot. C’est donc avec les meilleures chances qu’il débutera sa carrière de galopeur dans le Prix Emir à Tarbes qu’il remporta devant son ¾ frère Méton, une victoire en famille donc. Même scénario la semaine suivante à Toulouse mais détaché de cinq longueurs. Un mois après, dans le Troisième Omnium de Toulouse, deux filles de Kairouan III se joignent à eux mais rien n’y fera, la classe de Gosse du Béarn est incontestable. Il remportera toutes les courses réservées aux Arabes excepté à Villeneuve de Marsan où il cédera la victoire à Méton d’une tête. Confronté à l’Anglo, il décrochera une méritoire 2ème place à une longueur de Klorelle II issue elle aussi de Djerba-Oua, dans le Prix du Désert à Biarritz.
 

 

Présenté aux Achats de Tarbes, Gosse du Béarn sera acheté 550 000 Fr, à rapprocher des 721 500 Fr de gains et affecté à Pau où il prendra la succession de son père.

A son arrivée, il est notée comme suit  ‘’Un peu réduit avec la croupe rabattue, les coudes aux corps, le haut de l’épaule un peu devant, la ganache lourde...’’ 1958 ‘’ Il produit bien ...’’ 1963 ‘’ Très bon Arabe, qui n’a pas non plus le nombre de juments qu’il mérite. Comme son père Djerba Oua, donne de la qualité en course’’ 1969.

 

    Production :
            Cru d’Or, Volcan II, Abiron, Dorémy, Gosse d’Avril, Mardimontois, Banco, Rheda,
            Vostok II, Roseleine, Amourette II, Belle du Jour II, Bambine, Razzia III, en Courses,
           Monzamy, Réveil, Retiro, Wani, Venuzia, en CSO et CCE.

   Performances :

                          Modèles et Allures :

                   1er :  Concours-Epreuve Etalons de Tarbes ( Mars).

                   2ème : Concours- Epreuves Etalons à Tarbes (Octobre). 

                 Course :

                 1er : Prix Emir à Tarbes, 1800 m.

                 1er : Prix des Haras Nationaux à Toulouse, 2200 m.

                 1er : Troisième Omnium à Toulouse, 2000 m.

                 1er : Prix de Labarthe à Vic en Bigorre, 2200 m.

                 2ème : Prix du Dénouste à Villeneuve de Marsan, 2200 m.

                 2ème : Prix du Désert à Biarritz (A/A et AP), 2200 m.

                 4ème : Prix de l'Elevage à Tarbes (A/A et AP), 2200 m.

 1957                f , al     Timanou         Djerba-Oua     Mr P.Haurigot.
 

Timanou sera le dernier produit de Madou, propre soeur de Gosse du Béarn elle était la préferée
de la famille Haurigot. D’un beau modèle doublée d’un caractère attachant, elle ne donnera
que des satisfactions. Sur la piste, elle gagne sa course de rentrée à Mont de Marsan devant
Norca, fille de la grande Can’t Wait et Keisouy propre frère de Keiba, la mère de Kesberoy.
Elle s’impose à nouveau à Tarbes un mois après devançant Roumia (Ourour) de 2 longueurs.
A la mi Mai, elle ne démeritera pas en prenant la 2ème place dans le prix Fernand Barrère à
Gabarret réservé aux AQPS. Dans le Prix Dénouste à Villeneuve de Marsan, Norca prend le meilleur
sur Timanou d’une demi longueur. Tentant à nouveau sa chance face aux AQPS dans le prix
Cendrillon à Mansle, elle décroche une honorable 3ème place. Pour sa dernière course, elle
termine sur une contre performance totale dans le Prix Spécial pour pouliches à Tarbes, remporté
par Norca (Djanor) suivie de l’Auréole (A/A) (St-Laurent). Deux pouliches issues d’étalons de la
famille ARCA, l’honneur est sauf !

                 Vendue sur place pour une somme dérisoire, à Mr Cazautets, elle sera orientée vers le
concours hippique. En digne fille de Djerba Oua elle gagnera jusqu’en classe A sous la selle de
Mme Goutchat. Elle mourut en 1970 sans laisser de descendance Arabe, dommage, mille fois
dommage ! En Anglo elle aura le bon Catalan A/A 50% (Précatalan) gagnant 5200 Fr en plat et obstacle
.

 

            Performances :
            
            1er : Prix Dr Emile Brouqueyre à Mont de Marsan, 1800 m.
                        1er : Prix Dénouste à Tarbes, 2000 m.
                        1er : Prix des Sables à Dax, 1600 m.
                        1er : Prix de Labarthe à Vic en Bigorre, 2200 m.
                        2ème : Prix Dénouste à Villeneuve de Marsan, 2200 m.
                        2ème : Prix Fernand Barrère à Gabarret (AQPS), 2000 m.
                        3ème : Prix Cendrillon, IV à Mansle (AQPS), 1700 m. 

 La Famille se scinde ici en deux branches. La première par Madone (Bagdad) et la seconde par Sainte-Ursule (Sultan)Bagdad : Alezan 1,58 m (Norniz et Bagdalyne par Danbik et Burkenia par Burkéguy) de Famille Zulma.Sultan : Alezan 1,55 m (Dénouste et Sapine par Djebel et Samara par Latif) de Famille Warda.

 

Ce sont des étalons très différents par leur papier. On peut donc penser que leur empreinte l’a été également, les deux branches de la lignée Arca présentant de Facto des qualités sensiblement différentes. Bagdad avait disputé onze courses, remporté le Prix de la Fauvette à Bordeaux et fut placé à six reprises dans une génération dominée numériquement et qualitativement par les pouliches.

               

Timanou

Gosse du Béarn à 6 mois